La préhistoire au bord du Célé
Passionnée de préhistoire comme son père, Maryse David a aussi été une enfant du Célé, au bord duquel elle habite aujourd'hui.
Cabrerets
Maryse David
Entre la falaise et le Célé. Entre l'ancien chemin au pied des parois et la nouvelle route qui suit la rivière. La maison de Maryse David, au cœur de Cabrerets, est une page d'histoire de la vallée. Maryse aussi, en digne héritière de son père, André David, l'un des découvreurs de la grotte ornée du Pech Merle. « Cette maison était l'épicerie de mes parents. C'était aussi le dernier salon où l'on causait ! Sur les bancs au bord de la route, mon père discutait beaucoup avec les gens, et il était souvent question de préhistoire. »
Maryse a repris les mémoires paternelles dans un ouvrage intitulé « La fabuleuse histoire de la grotte du Pech Merle ». Avec un tel titre, elle ne s'y est pas trompée, tant la découverte de ce joyau de l'art pariétal tient de la saga. Le village de Cabrerets réunissait tous les acteurs qui ont su faire du Pech Merle un lieu de préhistoire ouvert au public : « découvreurs, passionnés, financiers... Tous ont joué leur rôle ». S'il ne fut pas le seul découvreur, André David reste la « légende » de cette aventure. Sa passion du monde souterrain et son opiniâtreté à l'explorer, ses écrits, sa personnalité l'ont mis au devant de la scène. Maryse raconte encore comment il partait souvent sous terre au détriment de son travail à la ferme : « On lui disait : tu n'en a pas assez, de grottes ! C'était pour lui un mystère sans fin à découvrir. ».
Elle rappelle aussi qu'Amédée Lemozi, le curé de Cabrerets, autre acteur incontournable de la grotte du Pech Merle, avait fouillé et mis en lumière le grand abri sous roche occupé à la préhistoire en lieu et place du bourg actuel de Cabrerets.
Après une enfance sur le Causse, sur le Pech Merle, Maryse ne découvre pleinement les bords du Célé qu'à l'adolescence. C'est là qu'elle a appris à nager. « Le Célé, c'était nos vacances. Tous les après-midi d'été, c'était sacré, on allait se baigner là où se trouve le camping aujourd’hui. J'utilisais aussi un petit bateau que mon père avait fabriqué. Un jour, je suis remontée jusqu'à la Pescalerie ; prise par le courant j'ai eu une grande frayeur ! »
Face à la rivière, l'épicerie familiale fournissait des articles de pêche et vivait au rythme du cours d'eau. Après une vie bien remplie loin de Cabrerets, Maryse a choisi de retrouver les berges du Célé chargées de préhistoire.
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